Réussir vos rosiers au jardin

Tout au long de l'année, vous aurez toujours la possibilité d'avoir un rosier en pot.

Réussir vos rosiers au jardin

La rose offre une incroyable diversité de formes, de couleurs, de parfums et de feuillages. Il en existe près de 3 000 variétés dans le monde, et ce chiffre ne cesse de s’accroître, car chaque année de nouvelles créations voient le jour. Comment choisir ? Pourquoi pas sur un coup de coeur, même si nous vous conseillons de revoir vos roses favorites en fonction des saisons. Sachez qu’il existe trois catégories de rosiers. Tout d’abord, les rosiers les plus simples, ceux à cinq pétales ou l’églantier, sont appelés “rosiers botaniques”, car issus de rosiers sauvages. Ensuite, les rosiers anciens, robustes et très parfumés, désignent des variétés obtenues après croisements botaniques, et fleurissent en général une fois par an. Enfin, les rosiers modernes, issus d’hybridation, possèdent des fleurs régulières, extrêmement colorées et avec des tiges plutôt fournies.

Variété et emplacement

Pour choisir la forme, sachez que les rosiers buissons sont les plus classiques. Ils mesurent entre 0,50 m et 1,20 m et sont à utiliser en groupe, en plates-bandes ou en massif. On les appelle à fleurs groupées (polyantha et floribunda) ou à grandes fleurs (Hybride de thé). On y trouve les plus belles roses, odorantes, à couper. Les rosiers arbustes, issus de rosiers anciens ou botaniques, peuvent, eux, mesurer jusqu’à 2 mètres. Ils sont très bien isolés ou groupés par trois, sur une pelouse ou avec d’autres arbustes. Leurs fleurs simples ou doubles éclosent de la mi-mai au mois d’octobre. De leur côté, les rosiers grimpants pourront atteindre entre 3 et 5 m (même 15 m pour certains) ; conduits sur une pergola, un mur ou autour d’un arbre, ils déploieront leurs fleurs parfumées et variées. Les rosiers couvre-sols peuvent s’étendre sur 3 m de long au bout de 3 ans. Ils sont parfaits pour les talus ou le premier plan des massifs. La floraison a lieu de mai à octobre. Quant aux rosiers miniatures, ils ne dépasseront pas 50 cm et sont parfaits pour être en pot. Leur floraison est très fournie. Une fois la variété décidée, il est important de bien choisir l’emplacement. L’exposition joue un rôle capital : un lieu ensoleillé et protégé des vents forts donne les meilleures garanties de repousse.

Quand et comment planter ?

Les jardineries proposent des rosiers en pot toute l’année. Mais la meilleure période s’échelonne de la mi-octobre jusqu’à la fin du mois de mars, pour les plantes à racines nues. Audelà, les rosiers bourgeonnent et les feuilles apparaissent. Les rosiers se plaisent en terrain argileux ; si la terre est calcaire, il faudra lui apporter de la tourbe et si elle est acide, y ajouter de la chaux au moment de planter. Creusez un trou de 50 cm de diamètre et de profondeur. Laissez un écart de 50 cm pour les rosiers à grandes fleurs ou groupés, 60 cm pour les hybrides remontants et 100 cm pour les rosiers arbustes Les grands rosiers arbustes et les grimpants sont souvent moins sujets aux maladies. Bon à savoir : les pucerons sucent la sève. Laissez faire les larves et les coccinelles, elles viendront rapidement à bout de ces nuisibles… et en plus, c’est écolo ! Rouille (pustule orange) et taches noires se développent quand il fait chaud et humide. Pour les éviter, il faut tous les 15 jours, entre juin et septembre, une pulvérisation préventive. Les feuilles noires ou brunes doivent être arrachées et brûlées, ainsi que celles tombées au sol. L’oïdium, un champignon d’aspect blanchâtre et farineux présent sur les feuilles et les bourgeons, se développe très vite et empêche les rosiers de fleurir. Dans ce cas, nous vous conseillons de pulvériser un fongicide. Pensez à avoir deux insecticides différents à utiliser en alternance (pour éviter que les pucerons développent une résistance) et un fongicide pour les maladies des rosiers.

Assurer une floraison continue

Entretien et taille sont des étapes déterminantes. La rose réclame énormément de soins : arrosage, taille des tiges, désherbage, apport d’engrais. N’hésitez pas à couper souvent les fleurs et les feuilles fanées pour assurer une floraison continue. L’objectif de la taille est de discipliner le buisson en répartissant la sève sur de jeunes pousses sélectionnées. Sachez qu’il y a deux périodes de taille, en fonction de la floraison : l’une à la fin de l’hiver, pour les rosiers remontants, grimpants ou buissons ; l’autre en juillet, pour les rosiers non remontants. La vigueur de la taille se fait en fonction de la dimension souhaitée. Enfin, pour une belle fleur, n’oubliez pas l’engrais “spécial rosier”.

JUDITH MATHON