Nettoyage de printemps

Voici venue la période idéale pour entreprendre les travaux d’entretien et de rénovation dont toute maison a besoin. Des façades aux toitures en passant par l’entretien du bois, tour de propriétaire consciencieux et conseils judicieux pour embellir et protéger son bien.

Nettoyage de printemps
Ci-dessus, terrasse en bilingua, bois africain imputrescible, très longue durée. Collstrop

Les façades

Peindre sa façade, c’est d’abord la protéger et l’imperméabiliser de façon à ce qu’elle puisse tenir convenablement son rôle de barrière de protection contre les éléments extérieurs comme les intempéries et la pollution. C’est aussi s’offrir une maison dont la couleur est conforme à ses goûts, tout en respectant bien évidemment les règles d’urbanisme.

Le ravalement - au moins tous les dix ans - est obligatoire. Selon la mairie dont vous dépendez, cette obligation peut parfois prendre des formes coercitives, sous forme d’amende dans un premier temps, puis sous forme d’exécution d’office des travaux aux frais du propriétaire récalcitrant. Toutefois, si votre façade est en bon état malgré le délai écoulé, il est possible - sous certaines conditions - d’attendre pour effectuer le ravalement. Si l’on choisit de faire appel à un professionnel, ce dernier commencera par établir un diagnostic qui déterminera l’état de santé du matériau (brique, plâtre, béton, bois, pierre) ainsi que l’ampleur des travaux nécessaires, du simple nettoyage aux éventuelles réparations. On peut choisir de se lancer seul dans ce type de travaux, en prenant certaines précautions. Avant tout, il est nécessaire de s’équiper correctement. Combinaison, gants et lunettes de protection sont des accessoires qu’il est fortement conseillé de porter pour ce type d’opération. Après vient le temps de la préparation de la façade, une étape indispensable consistant à faire place nette en coupant ou en arrachant les branches poussant près du mur et en protégeant à l’aide d’une bâche les plantations disposées aux abords. Il est également nécessaire de protéger les volets, les ferronneries et les encadrements de portes et de fenêtres à l’aide de bandes de masquage. Une échelle ou un échafaudage étant indispensables à la réalisation de tels travaux, vérifiez leur stabilité et leur solidité pour pouvoir travailler en toute sécurité. Parce que toute application de peinture nécessite d’être faite sur une surface parfaitement propre, l’étape suivante consiste à nettoyer votre façade avec un nettoyeur haute pression à froid. Attention cependant à ne pas dépasser 60 bars car au-delà, vous risqueriez d’abîmer le mur. Lorsque votre façade est bien sèche et saine, commencez par appliquer un anti-mousse (le même que pour les terrasses, clôtures, toitures, etc.). Quel que soit l’état du support, l’application d’une sous-couche est primordiale car elle renforce la qualité de la peinture et sa tenue dans le temps. Enfin, pour bien choisir votre peinture, sachez qu’il en existe deux grands types, les peintures acryliques et les peintures pliolite. Diluables à l’eau, les premières n’ont quasiment pas d’odeur, leur application est facile et elles sèchent très rapidement. En plus, elles sont écologiques car elles s’appliquent sans solvant. Les secondes sont plus résistantes aux intempéries et possèdent un effet fongicide et algicide. Leur fort pouvoir couvrant et autonettoyant est également un atout. Diluables avec un solvant de type white spirit, elles mettent plus de temps à sécher et leur odeur est plus forte. En ce qui concerne le choix des couleurs, il est conseillé de se renseigner auprès de votre mairie afin de vous assurer que votre façade sera conforme aux règles d’urbanisme spécifiques à votre commune. Peindre soi-même sa façade

  • Évitez de peindre en plein soleil ou par une température inférieure à 10°C.
  • Préférez une période plutôt sèche (d’avril à octobre).
  • Appliquez la peinture en commençant toujours par le haut du mur ou le pignon de la maison.
  • N’arrêtez jamais de peindre avant d’avoir terminé un pan de mur entier pour éviter les traces de reprise.
  • La peinture des fenêtres, des portes et des volets se fait lorsque la peinture de la façade est achevée.
  • Si l’échelle ou l’échafaudage n’est pas assez haut, utilisez une perche télescopique.

L’entretien du bois

Très vulnérable, le bois a besoin d’être entretenu et traité régulièrement et efficacement contre ses multiples ennemis, les insectes, les champignons, les intempéries… Pour redonner de l’éclat à votre salon de jardin, à un portail ou encore aux caillebotis ou aux treillis du jardin, on peut appliquer une peinture micro poreuse. Celle-ci laisse respirer le bois, permet l’évaporation de l’eau et évite le décollement de la peinture, l’écaillage et le cloquage, souvent inévitables. Il est conseillé de renouveler l’application tous les 4 à 6 ans, le soleil et la pluie fragilisant le bois. On peut également opter pour un vernis qui formera une couche protectrice. Brillant, satiné ou mat, il offre un fini résistant à l’eau, aux éraflures et à la chaleur. Une opération à renouveler tous les 4 à 5 ans. Autre solution pour entretenir les boiseries, les lasures transparentes ou opaques mettent en valeur les veines du bois tout en le protégeant des intempéries pendant 3 à 5 ans. Sur un bois neuf ou décapé, il est conseillé d’appliquer un produit fongicide et insecticide puis une sous-couche spécial bois en procédant d’abord à un ponçage léger au papier de verre. Les bois déjà peints, lasurés ou vernis doivent être bien nettoyés, puis légèrement poncés, avant toute nouvelle application. Attention à certaines peintures bois élaborée à base de glycérophtalique. Elles ne peuvent pas être appliquées sur toutes les essences. Il est donc impératif de se renseigner sur l’origine du bois avant toute application pour s’assurer de la compatibilité.

La toiture

En règle générale, une toiture de moins de vingt ans nécessite une vérification par un professionnel tous les dix ans (si elle est plus vieille, la vérification doit se faire tous les deux ans, voire tous les ans quand elle a plus de quarante ans). Plus fragiles que l’ardoise, les tuiles doivent être systématiquement remplacées quand elles sont cassées afin d’éviter l’infiltration d’eau. Si la végétation envahit votre toiture, pulvérisez un anti-mousse et coupez les plantes grimpantes qui cherchent à s’insérer sous les tuiles. Il peut également s’avérer nécessaire d’appliquer un algicide à base d’acides ou de sels d’étain pour éliminer les algues et les lichens incrustés. Pour conserver une toiture esthétique plus longtemps et pour espacer les opérations d’entretien, il est possible d’appliquer un revêtement hydrofuge. Disponible en plusieurs teintes (du rouge au noir, en fonction de la nature des tuiles), il permet de rajeunir l’aspect du toit tout en réduisant son degré d’absorption de l’eau et les dégâts causés par le gel. Tous ces travaux “de nettoyage” peuvent évidemment être réalisés par un professionnel. Par Séverine Pourtoux.

Par Séverine Pourtoux.

Résidences Secondaires n°40 - Avril 2006