Mon beau parquet !

Il est chaleureux et noble et, entre lui et les maisons, l’histoire d’amour dure depuis des siècles. À l’heure où il séduit à nouveau, voici quelques conseils pratiques pour traiter comme il se doit ce beau matériau qu’est le parquet massif.

Mon beau parquet !

Les parquets stratifiés ont eu la cote un certain nombre d’années, mais ils cèdent aujourd’hui un peu de terrain. Et les parquets massifs, plus coûteux mais porteurs de belles valeurs, reprennent du galon. Ce regain d'intérêt par rapport aux autres revêtements de sol s'explique évidemment par les qualités du bois. Il rassure, réchauffe les pièces et permet de créer un décor naturel, mais il est avant tout très robuste et possède une durée de vie beaucoup plus longue que bien des revêtements. Enfin, il s'entretient facilement. Côté essences de bois, on distingue deux tendances assez marquées. Si beaucoup d’entre nous sont séduits par les parquets en bois exotiques à larges lattes, on note aussi un intérêt pour les parquets classiques, à la façon d'autrefois. Les fabricants se sont donc adaptés et proposent une large gamme de parquets préalablement vieillis d’aspect artisanal. Rénover un parquet ancien

Pour une rénovation dans les règles de l'art, il est nécessaire de vérifier la nature ainsi que le degré de dégradation du parquet. Si votre bon vieux parquet est rongé par les termites, tout commence par l'application d'un traitement curatif afin de déloger ces occupants intempestifs. Le remplacement de certaines lattes cassées ou très abîmées peut ensuite s'avérer nécessaire. Vient ensuite la rénovation classique, réalisée par un professionnel ou par un bon bricoleur. Pour qu'elle soit réussie, il est bon de respecter quelques règles. Le ponçage tout d'abord - qui rend la surface plane, lisse les fibres du bois et élimine les anciens vernis - doit s'effectuer à l'aide d'une ponceuse spéciale parquet, toujours dans le sens des fibres du bois. Attention, un mauvais usage de la ponceuse peut creuser les lattes et, dans ce cas-là, il faut poncer à nouveau tout le parquet pour le remettre à niveau ! Une fois passée cette étape, on peut réaliser une vitrification, procédé consistant à appliquer un vernis spécifique qui renforce la résistance aux agressions et à l'usure du bois et qui facilite son entretien.Les vitrificateurs existent dans plusieurs finitions (de la plus claire à la plus foncée, avec aspect brillant, ciré ou satiné) et sont beaucoup plus résistants aujourd’hui. Un parquet vitrifié ne s'écaille plus aussi rapidement qu'auparavant. Deux couches minimum de vernis sont nécessaires afin de bien protéger le parquet. Le choix et l'application se font en fonction de l'usage de la pièce, une chambre d'amis ou un couloir ne subissant pas le même “trafic”. Les amateurs de parquets cirés préféreront appliquer un bouche-pore ou fond dur, un produit qui, comme son nom l’indique, bouche les pores du bois et facilite et l’application d’une cire adaptée à l’essence du bois. Pour finir, un lustrage apportera une jolie brillance au parquet. Un parquet tout neuf

Du bois et des clous. Voici ce qu’exige la méthode traditionnelle de pose des parquets massifs. Cette pose très technique qui assure la grande résistance et la longue durée de vie d’un parquet doit être réalisé par un spécialiste. Les lattes sont clouées sur des pièces en bois rectangulaires appelées lambourdes. Pour les parquets flottants, constitué de bois agglomérés très durs recouverts d’un vernis, deux systèmes de pose sont possibles. De l'ombre

Si sa fonction première consiste à protéger la terrasse des rayons du soleil afin de profiter agréablement de ce prolongement de la maison lors des déjeuners et des après-midi ensoleillés, le store de terrasse permet également, s’il est placé devant une baie vitrée, de réduire la luminosité à l’intérieur de la maison et de freiner le rayonnement UV, parfois responsables de dégâts sur les meubles, les tissus d’aménagement ou les murs. Avant de choisir un store, il est nécessaire de vérifier que l’habitation se prête à son implantation. Ainsi, une hauteur sous linteau de l’ordre de 25 à 35 cm est indispensable. Si vous n’en disposez pas, il est possible de le fixer au plafond, à condition que votre débord de toit puisse supporter une charge d’environ 14 kg par mètre linéaire. Dans les deux cas, et pour éviter des dégradations du mur ou du plafond, veillez à vérifier la solidité du matériau sur lequel sera fixé le store et choisissez les moyens de fixations adaptés. Il existe également des modèles sur pied mobiles que l'on range dès la fin de l'été. Auparavant proposées en coton, les toiles de store sont désormais déclinées dans des matières plus résistantes comme le polyester ou l’acrylique. C’est ce dernier qui s’avère être le plus résistant aux UV, aux salissures, aux intempéries, mais aussi aux déchirures. Sa durée de vie est donc nettement supérieure. Les nombreux coloris unis ou rayés disponibles permettent d’harmoniser son store en fonction de sa terrasse, de son mobilier ou de ses plantes ! Les systèmes de mise en marche sont également plus sophistiqués, qu’il s’agisse d’un modèle manuel traditionnel ou d’un modèle motorisé. Cette dernière option permet d'actionner le store à distance à l’aide d’une télécommande ou d’un boîtier mural. Si le choix de la motorisation est d’un coût plus élevé, il permet de dérouler et d’enrouler le store sans effort. Enfin, côté esthétique, les coffres qui protègent la toile et les bras du store contre les intempéries se font aujourd'hui beaucoup plus discrets car ils sont plus petits.

Par Séverine Pourtoux.

Résidences Secondaires n°48 - Août-septembre 2007