Le monospace dans tous ses états
Fort du succès du C-Max, Ford décline son concept de monospace sportif dans la catégorie des gros volumes avec le S-Max.Fort du succès du C-Max, Ford décline son concept de monospace
La nouvelle plate-forme élaborée pour le Galaxy et la prochaine Mondeo fait merveille sur le S-Max.
Parfois pointée du regard pour avoir tardé à sortir son monospace compact, Ford prend les devants en renouvelant son offre à l’échelon supérieur avec, non pas une mais deux propositions ciblant des attentes très différentes. Une première qui, dans un créneau jusqu’ici très conservateur, accrédite l’idée que les segments de niche envahissent désormais toutes les catégories. A partir de la plate-forme de la nouvelle génération du Galaxy, Ford a donc imaginé le S-Max, un monospace jouant subtilement une note plus sportive. Rouler à bord d’un grand monospace, par essence à vocation familiale, ne peut plus être vécu comme un choix par défaut. Avec le S-Max, Ford réussit la gageure de concilier l’agrément de conduite d’une berline avec les aspects pratiques et la fonctionnalité d’un monospace.
Cinq centimètres plus courte (4,77 m) et près de sept centimètres plus ramassée (1,60 m) que le Galaxy, la silhouette du S-Max tranche dans le vif et, pour tout dire, redonne un coup de fouet à un concept dont on retient le plus souvent ses airs de camionnette. Calandre agressive, fausses ouïes verticales agrafées aux passages de roue avant, flancs sculptés, troisième vitre latérale biseautée et lunette arrière ovalisée, les attributs sportifs du S-Max présagent d’un tempérament affûté. A bord, les adeptes des grands espaces ne seront pas déçus. Si le pare-brise immense et très incliné, l’assise haute, la planche de bord très profonde et les fenestrons latéraux obstruant la visibilité périphérique relèvent de l’univers du monospace, l’ambiance éclairée par une décoration aluminium et la position de conduite rajeunissent astucieusement les canons du genre. La présentation et la qualité des matériaux n’ont pas à rougir de la comparaison avec des spécialistes allemands. C’est propre avec en prime le frein à main en forme de commande de gaz d’avion pouvant être remplacé en option par un frein à main électrique.
La fonctionnalité n’est pas en reste. Le S-Max possède vingt-six rangements d’une capacité de 90 litres et son plancher en gradin peut recevoir en option (830 euros) deux strapontins en troisième rangée conçus comme des places de dépannage. L’arbitrage s’opère donc entre les places assises ou la capacité de chargement fortement réduite en sept places (285 litres) mais confortable en version standard (854 litres). Disposant d’une multitude de configurations, l’aménagement intérieur répond à tous les besoins mais on regrette l’absence d’une lunette arrière à ouverture indépendante. Un détail comparé aux quelques options tournant à la mesquinerie : tiroir de rangement sous les sièges avant (60 euros), boîte à gants réfrigérée (40 euros), dégivrage rapide du pare-brise (150 euros).
La nouvelle plate-forme élaborée pour le Galaxy et la prochaine Mondeo fait merveille sur le S-Max. Sur l’exigeant bitume sévillan, ce monospace sportif, aligné ici avec le 5 cylindres turbo de 220 ch de la Focus ST, réserve une efficacité à toute épreuve. Lissé pour son passage sous le capot du S-Max, ce moteur délivre des performances époustouflantes (0 à 100 km en 7,9 secondes) pour un engin de ce volume mais au détriment de la consommation difficilement sous la barre des 10 l/100 km. Ce TGV de la route avale les courbes sans broncher grâce notamment à l’amortissement piloté (750 euros) couplé au contrôle de trajectoire, disponible à partir de septembre. Le S-Max offre des satisfactions inconnues jusqu’ici dans le segment. Un agrément à valider avec le 2 litres TDCI de 140 ch qui assurera l’essentiel des ventes. Prix : à partir de 25 000 euros (2 l 145 ch), soit près de 3 000 euros de moins que le Galaxy.


