La Mayenne

Belle province, véritable mine de belles maisons anciennes, la Mayenne cache derrière chaque boqueteau un manoir, une gentilhommière ou de ravissantes fermes des siècles passés. Cette campagne verte et grasse est un havre de tranquillité, de calme, de petits prix. Certainement l’une des destinations immobilières à visiter d’urgence.

Christian Dalla Vera

Agence Centrale Immobilière

Ce que je pense du marché :

“Les prix ont beaucoup augmenté depuis 3,4 ans, il y a donc moins d’achats “coup de cœur”. Les acquéreurs se donnent davantage le temps de la réflexion et ils sont très sélectifs. Mais le nombre global de transactions reste important, plus 20 % chaque année jusqu’en 2005. Depuis septembre, en effet, je constate un léger ralentissement. En Mayenne, les gens viennent chercher la tranquillité, la qualité de vie. Nous sommes au confluent de plusieurs régions : la Bretagne, les Pays de la Loire, la Normandie. Le bâti est de bonne qualité et la plupart des rénovations ont été bien menées. C’est un pays rural qui reste bien moins cher que les départements voisins.”

Alain Iris

Agence Century 21

Ce que je pense du marché :

“Nos indicateurs prévoient une augmentation des prix d’environ 10 % sur l’ensemble de la France en 2006. Dans la région, les prix sont stables. Le marché se porte très bien à Laval, nous avons davantage de demandes que d’offres. La demande la plus importante concerne les pavillons et les maisons situées dans le centre ville mais elles sont plus rares à la vente. Pour un pavillon de 120 m2 environ, il faut prévoir un budget de 180 000 euros en moyenne. Pour une maison de ville, le m2 se négocie entre 1 500 et 1 800 euros selon les prestations. Ici c’est la campagne, pas d’embouteillage, du calme, c’est le pays du tourisme vert et fluvial.”

Maurice Suhard

Agence Century 21

Ce que je pense du marché :

“On trouve de moins en moins de maisons à restaurer dans la gamme “petits prix”, autour de 50 000 euros. Mais nous avons beaucoup de maisons déjà (bien) rénovées, autour de 150 000 euros. La clientèle anglaise, qui est très friande de jolies maisons de campagne, a un peu modifié le marché. Les prix ont augmenté mais ils restent très abordables. A cette clientèle, vient s’ajouter celle des Parisiens qui s’éloignent du bord de mer devenu inabordable en terme de prix. Ils veulent de l’authenticité, de la pierre, de belles rénovations, une région bocagère, vallonnée avec bois et forêts. Nous avons tout cela !”

Résidences Secondaires N°40 - Avril - Mai 2006

Propos recueillis par Véronique Barbier