Le Périgord, trésor de la Dordogne

Onze professionnels décryptent une tendance

UNIQUE POUR SON HISTOIRE, SON ENVIRONNEMENT ET SA GASTRONOMIE, LE PERIGORD REGORGE DE BELLES RÉSIDENCES SECONDAIRES. ONZE SPÉCIALISTES ANALYSENT POUR NOUS CE MARCHÉ PORTEUR.

Les intervenants : Jean-François Laquièze Agence du Périgord, Mélanie Montémont Memo Immo, Jean-Manuel Peiro Sanfourche Peiro, Sylvain Schweighoffer Era Apim, Véronique Proust Letort et Proust, Hélène Marsac Immo Land, Alexandra Bonoron Conseil immobilier international, Françoise Hogan Hogan-Lacroix, Hervé Besnainou Immobilière de l’Isle, Frédéric Bertrand L’Immobilier du Futur, Marie Pédréno Péri-Pierres Immobilier.

Le Périgord, trésor de la Dordogne
À l’image de Beynac proche de Sarlat, le Périgord Noir est de plus en plus attractif

Au centre de la Dordogne, d’ouest en est, le Périgord Blanc est le pays des plateaux et des larges vallées de prairies, tandis que. le Périgord Noir en occupe le quart sud est. S’égrènent ainsi les noms prestigieux de Périgueux ou de Sarlat, de Belvès ou de Montignac. En matière de marché immobilier, les notaires ont enregistré entre 2006 et 2007 une hausse des prix de 13,4 % sur les maisons anciennes. Autre donnée : on compterait plus de 20 000 Britanniques dans ce département de plus en plus ouvert à d’autres nationalités. Lors d’une table ronde organisée à Sarlat, le 21 février, 11 professionnels des Périgord Blanc et Noir ont analysé pour nous les caractéristiques de ce marché en pleine évolution.

Des résidences à fonctions variables

Si les Anglo-Saxons sont toujours la référence, ils ne sont plus les seuls. “Bien qu’il y ait toujours une clientèle de Britanniques amenés par l’aéroport de Bergerac, les acheteurs – de nombreux baby-boomers – sont maintenant issus du nord de l’Europe,mais aussi, par exemple, du Var, pour des biens compris entre 150 000 et 200 000 euros”, détaille Jean-François Laquièze (Agence du Périgord). Si Bergerac propose des vols réguliers vers Londres, Exeter ou Southampton, l’ouverture de lignes vers Bruxelles et Amsterdam pourrait contribuer à drainer d’autres acquéreurs. Ce qui est déjà le cas, selon Mélanie Montémont (Memo Immo) : “La moitié des acheteurs sont français, originaires de la région parisienne ou du Sud-Est. Pour le reste, beaucoup de Néerlandais, Suisses, Belges et Allemands, avec un budget d’environ 200 000 euros en moyenne.” C’est que la nature des achats tend aussi à se transformer : la résidence secondaire classique devient évolutive. “La tendance est à la recherche de résidences secondaires qui deviendront plus tard des résidences principales”, confirme Jean-Manuel Peiro (Agence Sanfourche-Peiro). “Cette clientèle de jeunes retraités cherche la sécurité, la proximité des commerces, l’absence de travaux et des biens dans le meilleur état possible, estime Sylvain Schweighoffer (Era Apim). Ce qui est parfois difficile à satisfaire au regard des budgets disponibles”.

Prix, diversité et environnement

La force du Périgord repose sur sa diversité. En Périgord Blanc, entre 20 et 25 km autour de Perigueux, les prix restent raisonnables. “On trouve des maisons de style périgourdin, avec jardin et terrain de 1 000 à 1 500 m2, entre 150 000 et 160 000 euros, constate Véronique Proust (Letort et Proust), tandis qu’un corps de ferme à restaurer sur un terrain d’un hectare se vendra entre 200 000 et 220 000 euros. Restauré, il atteint les 350 000 euros.” L’environnement aussi décide les acquéreurs. “Si le secteur de Périgueux est moins attractif que Sarlat sur le plan historique, il n’en reste pas moins que de nombreux acheteurs ont un faible pour cette région, où le premier critère recherché est la tranquillité”, constate Hélène Marsac (Immo Land). Dans le secteur de Sarlat, la maison périgourdine avec un terrain de 5 000 m2 à 1 ha et piscine peut varier entre 450 000 et 550 000 euros. “Ce qui est recherché en Périgord noir, explique Alexandra Bonoron (Conseil immobilier international), c’est un bien de caractère dans un environnement sauvegardé. Il existe de belles propriétés sur des terrains pouvant atteindre 12 ha, pour un budget compris entre 700 000 et 900 000 euros.” Face à cette diversité, Françoise Hogan (Hogan-Lacroix) est catégorique sur l’état du marché du Périgord : “Les prix ne baissent pas, mais ont cessé de progresser depuis quelques mois. Ce qui n’a pas encore été pris en considération par les vendeurs.”

...Intérêt pour les maisons de village

A ces demandes s’ajoutent désormais les maisons de village. Pour Sarlat, Jean-Manuel Peiro constate “un recul sur la recherche de biens isolés au profit de maisons de village. Le budget va de 300 000 à 400 000 euros.” En Périgord blanc, Véronique Proust l’estime entre 110 000 et 160 000 euros pour 100 m2 habitables. Cette niche attire également des budgets élastiques : “Il y a 10 ans, les maisons de village ne se vendaient pas, souligne Jean-François Laquièze, tandis qu’aujourd’hui elles sont assez recherchées. Certaines se vendent même à rénover à partir de 80 000 euros.”

Un horizon sous le signe de la sérénité

De Périgueux à Sarlat, le marché de la résidence secondaire a de beaux jours devant lui, et le conseil des agents immobiliers est devenu une garantie de fiabilité. “Les demeures d’un bon rapport qualité-prix continuent à se vendre, insiste Véronique Proust. Avec les agents immobiliers, les acquéreurs doivent comprendre qu’ils sont pris en charge et que nous les accompagnons tout au long de leurs démarches.” Bien connaître les marchés dans un département où voisinent des environnements et des architectures différents, cela nécessite peut-être plus qu’ailleurs l’intervention d’un professionnel. “Le Périgord attire toujours autant d’amoureux, qui sont désormais plus exigeants et à la recherche d’agents immobiliers de qualité”, estime Hervé Besnainou (Immobilière de l’Isle). L’impression est identique pour Frédéric Bertrand (L’immobilier du Futur), qui porte un regard positif sur l’année 2007 et reste confiant pour 2008 : “Je suis serein, car même si l’on note moins de visites, la clientèle est clairement motivée pour acheter.” Des acquéreurs qui demandent l’intervention des connaisseurs de ce territoire si spécifique : “La clientèle, désormais très sérieuse dans sa démarche, a besoin de conseils dans l’étape de transition que traverse le marché (toujours aussi attractif) de la maison ancienne, vers des strates de budgets plus diverses qu’avant”, suggère Mélanie Montémont. Ce que Françoise Hogan résume parfaitement : “Notre rôle consiste à expliquer les réajustements du marché immobilier actuel aux acquéreurs.” Dans ce contexte de régulation, 2008 se présente sous les meilleurs auspices pour l’ensemble des intervenants, notamment pour les acheteurs : “Après s’être un temps égarés vers les ventes de particulier à particulier, estime Marie Pédréno (Peri-Pierres Immobilier), les acquéreurs se sont enfin rendu compte que les agences immobilières proposaient des prix correspondant mieux à la réalité du marché des belles demeures.”

Residences Secondaires N° 52 - avril - mai 2008

Propos recueillis par Olivier Marin.

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