L'Orne

“L’Orne est une petite France” dit joliment l’un des participants à cette table ronde. Comprendre qu’une grande variété de paysages, tous aussi charmants, fait de ce département une destination immobilière “plurielle”. Il y a fort à parier que les amateurs de belle campagne à prix mesurés vont s’intéresser à toutes les ressources de l’Orne.

Antoine Rebours (Agence de la Tour), Sandra Nourry (Immo 3000), Arnaud Mortier (Guy Hoquet Rémalard), Geoffray Paul (Cazin Immobilier), Philippe Touchain (Socogefim), Stéphane André (Agence Bellêmoise Orpi), Aurélien Crestaux (Immobilière de Normandie), Lionel Germain (Agence Immote) et Olivier de Loynes (Century 21).

 L'Orne

Pouvez-vous nous parler de vos secteurs d’interventions ?

Sandra Nourry : Notre agence, Immo 3000 Orpi, couvre le sud de l’Orne, à la limite de l’Eure-et-Loir, de la Sarthe et de l’Eure. Je travaille donc dans le Perche qui comprend essentiellement des maisons paysannes, c’est-à-dire des longères et d’anciens corps de ferme.

Aurélien Crestaux : L’Immobilère de Normandie dispose de cinq sites, trois dans l’Orne et deux dans l’Eure. Nous proposons donc des maisons au nord de Mortagne-au-Perche, dans le pays d’Ouche et jusqu’à Vimoutiers.

Arnaud Mortier : Notre agence Guy Hoquet est située à Mortagne-au-Perche, une autre est à Rémalard, donc nous sommes en plein coeur du Perche…

Philippe Touchain : Socogefim couvre le nord de l’Orne et le Calvados, nous vendons des manoirs et des châteaux en Normandie.

Antoine Rebours : L’Agence de La Tour est à Domfront, et nous sommes également implantés au nord de la Mayenne.

Lionel Germain : L’Agence Immoté se trouve à Nogent-le-Rotrou, nous avons aussi une agence dans l’Eure-et-Loir et une dans la Sarthe.

Olivier de Loyne : Nous avons deux agences Century 21 à Argentan et à Falaise. En résidence secondaire, nous avons de charmantes petites maisons de pays et des manoirs à taille humaine.

Stéphane André : Orpi agence Bellêmoise propose des biens dans le Perche, la Perche sarthois, l’Eure-et-Loir et l’Eure.

Geoffray Paul : Cazin Immobilier à Vimoutiers. En résumé, on peut dire que l’Orne c’est une peu du pays d’Auge, du Perche, du bocage normand et de la Vallée d’Ouche.

L’Orne est très prisée des Franciliens. Pourquoi ?

P.T. : L’Orne est une petite France. On y trouve des paysages très différents, depuis le pays d’Auge au nord, très vallonné, avec ses maisons à l’architecture en colombage, au Perche dans le sud du département, avec ses douces collines, ses belles forêts et ses manoirs en pierre. Près d’Alençon, on trouve une petite région nommée les Alpes Mancelles, avec de très jolis villages comme Saint-Cénéri-le-Gérei et dans la plaine d’Argentan, l’architecture est encore différente.

S.N. :Notre département est très recherché pour les résidences secondaires depuis plusieurs années mais la tendance s’est accentuée depuis que les accès autoroutiers sont plus aisés. Rappelons que nous sommes à moins de 2 heures de Paris.

O.L. : Aujourd’hui, les gens aspirent à retrouver leurs racines, à davantage d’authenticité. L’Orne a vraiment sa carte à jouer en matière de ruralité. Ce qui pouvait paraître un défaut il y a quelques temps, nous sommes à la campagne, est maintenant recherché par les acquéreurs. L’Orne, c’est une qualité de vie.

Quelles sont les microrégions les plus prisées ?

P.T. : Il s’agit du Perche, les Parisiens en sont très friands et du pays d’Auge.

O.L. : Notons que nous commençons à voir des acquéreurs qui viennent s’installer ici en résidence principale tout en continuant à travailler en Ilede- France. Ils habitent à la campagne ou dans une petite ville pour bénéficier de la proximité des commerces et de la gare. Ainsi, ils peuvent être à 1h30 de leur lieu de travail, ce qui n’est pas tellement plus long qu’un trajet banlieue-centre de la capitale.

Quel type de maison trouve-t-on dans l’Orne ?

S.N. :Dans le Perche, on trouve essentiellement un bâti d’origine rural qui a été beaucoup restauré dernièrement, même s’il y a encore des choses à restaurer, des maisons paysannes en pierre et tuiles de pays, et dans une gamme de prix supérieure, on va avoir des longères, des corps de ferme et des petits manoirs, qui sont très rares à la vente. L’Orne est devenue une région de résidences secondaires, avec des prix qui vont de 150 000 à 200 000 euros pour une petite fermette et de 200 000 à 300 000 euros pour une fermette plus grande ou une longère. Pour un corps de ferme, il faut compter dans les 500 000 euros.

A.M. : Le produit le plus demandé est la résidence secondaire autour de 200 000 euros, les demandes pour des produits à 500 000 euros sont plus ponctuelles.

Et vous avez beaucoup de maisons à 200 000 euros ?

A.M. : Forcément comme la demande est forte, il y a un peu pénurie ! Mais on en trouve, il faut juste être un peu plus patient.

A.R. : Dans le sud et l’ouest de l’Orne, pour 200 000 euros, on peut acquérir deux maisons ! Plus sérieusement, parmi les 450 maisons que nous proposons à nos clients, la plupart sont à vendre entre 100 000 et 150 000 euros. A ce prix, vous pouvez acquérir une jolie maison dans le bocage.

S.A. : Les prix ont beaucoup augmenté entre 2004 et 2005. Actuellement, nous voyons revenir sur le marché des “petits” produits, le “rêve du Parisien”, c’est-à-dire la fermette à 120 000, 130 000 euros. Nous avons récemment vendu une fermette à rénover avec un hectare de terrain, deux dépendances, à 128 000 euros. Elle s’est vendue en une journée mais le produit typiquement demandé est entre 200 000 et 250 000 euros.

Qui sont vos clients ?

P.T. : Dans le pays d’Auge, entre 2001 et 2005, nous avions 60 % de clients étrangers, 25 % de franciliens et 15 % de locaux. En 2007, la moitié de notre clientèle vient d’Ile-de-France, 30 % de l’étranger, en majorité des Anglo-saxons et 20 % du département.

A.C. : Aujourd’hui, un tiers de notre clientèle est étrangère, avant c’était quasiment un client sur deux.

A.R. : Dans l’ouest de l’Orne, c’est un peu le même phénomène. Les Anglais constituent entre 30 et 40 % de notre clientèle alors qu’avant ils étaient 50 %.

Comment voyez-vous le marché évoluer en 2008 ?

P.T. : 2007 a été une année de transition. Le marché est divisé en 3 strates. La fermette de 130 m2 habitables, pour laquelle la demande est soutenue mais il y a peu de produits, le petit manoir à colombage de 200, 250 m2 habitables, qui se vend entre 400 000 et 700 000 euros et la maison bourgeoise de 400 m2 habitables pour laquelle nous avons une demande récente, qui est dans la même gamme de prix que le manoir quand elle est correctement restaurée. Il y a également des produits plus haut de gamme, le domaine avec son manoir, ses dépendances et plusieurs hectares, qui se vend au-dessus du million d’euros. Le marché est en récession et les vendeurs commencent à le comprendre. Cependant, les prix ne baissent pas sur les petites maisons, ce sont les gros produits qui sont touchés par la baisse. Mais ce changement est loin d’être inquiétant. Quand on a connu entre 60 et 70 % d’augmentation, une baisse des prix de 15 % est plus que raisonnable.

A.R. : Je fais la même analyse concernant la baisse des prix. A la différence près que dans mon secteur, les prix sont moins élevés donc la baisse est moins importante. Mais je pense que le marché va redémarrer courant 2008.

O.L. : Actuellement les offres d’achat sont inférieures aux prix demandés par les vendeurs donc le marché se durcit. Notre rôle est de mettre en adéquation les demandes de part et d’autre.

G.P. : Un autre marché se développe dans le secteur de Vimoutiers. Les maisons à rénover et les terrains à bâtir dont les prix augmentent rapidement.

P.T. : Je suis très optimiste pour les six mois à venir car les vendeurs se rendent compte que le marché n’est plus haussier. Ce retour à plus de réalisme permettra de relancer le marché. Tout ce qui est à son prix se vend très rapidement.

O.L. : Je pense que l’on peut même être optimiste pour les années à venir. Nous avons un très belle région et le correctif actuel du marché est sain.

G.P. : L’Orne est moins cher que le Calvados par exemple.

P.T. : Et si les prix continuent à baisser, le différentiel littoral/campagne sera de nouveau très intéressant et ceci au profit de la campagne.

*Residences Secondaires N° 50 - décembre 2007 - janvier. 2008

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Propos recueillis par Nicolas de Rouyn.

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