La cote d'amour des Côtes d'Armor

Onze professionnels décryptent une tendance

Sur le littoral breton, la côte de granit rose est devenue le paradis des résidences secondaires. les experts du secteur décryptent pour nous cette tendance.

Les intervenants : -Christophe Helard Guy Hoquet, Jean-Luc Jegard Avis immobilier,Anne-Gaëlle Pitois Le Tuc Immo, Bernard Hermant Century 21, Christelle Mattéo agence Le Guern, Jean-Marie Le Meur Immobilière JY Le Meur, Marc Frelaux réseau AIS l’immobilière service, Rozelyne Bothorel Demeures du littoral, Rozenn Molard agence Vetier, Jean-Yves Le Calvez Orpi - Jean-Yves Le Calvez.

 La cote d'amour des Côtes d'Armor
À Pleubian, calme et espace à deux pas du bord de mer. 288 500 e. Century 21.

Perros-Guirec, Dinan, Lannion, Saint- Brieuc, Lamballe… Que la référence soit touristique, historique ou architecturale, chacune de ces villes authentiques a son caractère, au coeur de ce département breton préservé, qui offre 350 kilomètres de côtes, 70 000 hectares de forêts, 6 700 kilomètres de rivières… et cinq gares TGV. Du côté du marché immobilier, après une hausse de 12 % enregistrée pour les maisons en 2006, la tendance est aujourd’hui à la stabilisation des prix. Dans les communes côtières, les acheteurs sont en majorité des retraités, et avant tout des Franciliens amoureux de la Bretagne. Logiquement, les prix grimpent à mesure que l’on se rapproche de la mer, mais l’arrière-pays a également ses adeptes. À l’occasion d’une table ronde organisée à Perros-Guirec, le 21 décembre dernier, une dizaine de professionnels nous ont dressé l’état des lieux du marché immobilier dans les Côtes-d’Armor, en nous éclairant sur ses perspectives d’évolution.

Parisiens et retraités en tête

Christophe Helard (Guy Hoquet) est catégorique : “L’avantage majeur des Côtes-d’Armor, c’est leur positionnement sur un triple créneau : le littoral côtier, le marché de Lannion, avec son bassin d’emplois qui suscite une importante demande en résidences principales, et le marché des résidences secondaires.” Pour ces dernières, le constat est unanime pour reconnaître le poids des Parisiens : “La clientèle francilienne représente à elle seule 17 % du montant des transactions dans le département, souligne Jean-Yves Le Calvez (Orpi), installé dans les Côtes-d’Armor depuis 30 ans. Et comme les Franciliens achètent essentiellement sur le littoral, ils représentent près de 40 % des transactions sur la côte.” Un attrait pour les paysages de la région qui ne date pas d’hier : “N’oublions pas que Paris est la première ville bretonne de France ! Comme il y a beaucoup de Bretons dans la capitale, ils veulent tous revenir « chez eux » à un moment de leur vie, et notamment à l’heure de la retraite, en achetant une maison ”, analyse Jean- Luc Jégard (Avis immobilier). Avant d’ajouter : “En plus, la gare TGV de Lamballe n’est qu’à trois heures de Paris (2h15 en 2012), et son parking est gratuit !” Une remarque partagée par Anne-Gaëlle Pitois (Le Tuc immo) : “C’est vrai qu’avec des moyens de transport aussi accessibles, la clientèle parisienne vient se mettre au vert presque chaque week-end. Les couples franciliens qui achètent une résidence secondaire ici savent exactement ce qu’ils veulent : de la pierre, de l’authenticité… et être près de la plage. Ils rêvent d’une maison de famille, qui a traversé les générations, et lorsque nous avons ce type de biens à disposition, nous le vendons immédiatement.”

Prix, calme et sécurité

Parmi les autres atouts des Côtes-d’Armor, les intervenants de notre table ronde mettent en avant les prix attractifs. Christophe Helard résume ainsi l’avis général : “Nous avons la chance d’avoir des prix très accessibles pour un secteur côtier, l’authenticité à prix raisonnables que les acheteurs recherchent. Ici et nulle part ailleurs, on peut trouver son bonheur entre 200 000 et 300 000 euros.” Un atout de poids, car le prix est devenu la première préoccupation des acquéreurs, comme l’explique Bernard Hermant (Century 21) : “Le trio calme, sécurité et prix d’avant est devenu prix, calme et sécurité. La clientèle cherche aussi la discrétion, la vie en famille, les loisirs et les sports proches de la nature.”

Bonnes affaires à saisir

Au rayon des résidences à dénicher à l’intérieur des terres, Jean-Luc Jégard cite par exemple “des longères entre 110 000 et 150 000 euros, avec jusqu’à un hectare de terrain, qui nécessitent des travaux pour un budget inférieur à 200 000 euros.” Ou cette “jolie maison de ville proche d’une gare, avec jardin et garage, 120 m2 habitables, à 250 000 euros…” Un marché qui reste très sain pour Christelle Mattéo (agence Le Guern) : “sur la côte et dans les terres, nous sommes sur un marché où l’acquéreur devient de plus en plus exigeant, mais les biens de qualité se vendent très rapidement et à leur juste prix.” “Une maison néo-bretonne achetée pas trop chère, bien retapée et bien située, fait partie des bonnes affaires,” souligne, lui aussi, Jean-Marie Le Calvez. “Je sens un développement de la demande sur l’écologie, et le tourisme vert en particulier”, note pour sa part Jean- Marie Le Meur (agence JM Le Meur), qui pointe parmi d’autres affaires inscrites dans cette tendance : “Un hameau situé dans les terres, entièrement restauré, qui dispose de 4 000 m2 habitables, pour quelque 600 000 euros.” Dynamisme et diversité pourraient qualifier le marché actuel dans les Côtes-d’Armor.

Un avenir plutôt rose

On le voit, l’année 2008 laisse entrevoir de bonnes perspectives dans le département, avec “l’initiative dans le camp des acquéreurs”. Si les professionnels s’attendent à un allongement des délais de vente, l’optimisme est de rigueur : “Je n’ai jamais vu autant de mandats rentrer à l’agence”, note Marc Frelaux (réseau A.I.S l’immobilière service), tandis que Pierre-Yves Chevalier (Maison Rouge) pronostique “un retour vers les fondamentaux et une meilleure sélection des biens. Car trop de produits moyens ont été surestimés.” Reste à expliquer aux vendeurs la réalité du marché, ce qui n’est pas toujours évident. Rozelyne Bothorel (Demeures du littoral) en témoigne : “Nous avons de nombreuses demandes d’acquéreurs qui fonctionnent au coup de coeur. Mais sur le prix, il faut parfois que les vendeurs revoient leurs prétentions à la baisse…” Un sentiment partagé par Rozenn Molard (agence Vetier) : “La demande reste forte, mais pour des produits adaptés, et pas à n’importe quel prix !” Quoiqu’il en soit, chacun reconnaît avoir la chance de travailler sur un marché porteur, dans un département qui regorge d’intérêts : l’attrait de la pierre, la qualité de vie, l’authenticité… Autant d’atouts qui se conjuguent en beauté à la conclusion martelée par Christophe Helard : “Nous avons les résidences secondaires les moins chères de France !”

Residences Secondaires N° 51 - février - mars 2008

Propos recueillis par Olivier Marin.

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